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Photo hémisphérique (fish eye). Photo : Mario Buitrago
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Région
de la Mauricie
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La région de la Mauricie est située au cœur du Québec
habité, à mi-chemin entre Montréal et Québec.
Elle compte environ 262 000 habitants, ce qui représente 3,6 % de
la population du Québec. Elle couvre plus de 39 700 km² et elle
est composée de 5 municipalités régionales de comté (MRC)
et 56 municipalités. Le relief de cette région est composé de
plateaux peu élevés au nord de la ville de Shawinigan (Bouclier
canadien), tandis que plus au sud, il est composé de plaines (Basses-terres
du Saint-Laurent). La végétation est représentée,
au nord, par la forêt boréale et, plus au sud, par la forêt
mixte.
L’industrie des pâtes et papiers constitue depuis longtemps
un moteur pour l’économie de la Mauricie. La venue de sept papetières
entre 1887 et 1920 a fait de Trois-Rivières la capitale mondiale de
cette industrie. L’exploitation forestière est rapidement devenue
l’activité économique la plus importante de la Mauricie
durant de nombreuses années. La région compte le plus fort
contingent d’entreprises de pâtes et papiers parmi toutes les
régions du Québec, soit une quinzaine d’établissement.
L’industrie du sciage est également importante dans cette région
avec 52 scieries. La présence de nouvelles scieries de bois résineux
en Haute-Mauricie permet la création et la consolidation de nombreux
emplois. La possibilité forestière de la Mauricie est de plus
de 5 millions de m³.
La ligniculture est implantée en Mauricie depuis quelques années
déjà. Quelques industries forestières collaborent avec
la Direction de la recherche forestière du ministère des Ressources
naturelles du Québec en réalisant des plantations d’essences à croissance
rapide. Ainsi, la compagnie Smurfit-Stone (La
Tuque) effectue des plantations
de mélèzes hybrides depuis 1997. De même, la compagnie
Tembec-OSB (Saint-Georges-de-Champlain) plante du peuplier hybride depuis
2000. La compagnie Abitibi-Consolidated (Grand-Mère) réalise également
des plantations d’essences à croissance rapide (épinette
blanche) depuis quelques années. De plus, la DRF du MRNQ a installé,
au fil des ans, quelques dispositifs de recherche sur les essences à croissance
rapide dans la région (plantations de démonstration, tests
clonaux, etc.).
Depuis quelques années, plusieurs projets ont vu le jour en Mauricie.
En effet, de nouveaux dispositifs expérimentaux ont été mis
en place au printemps 2007 dans le cadre des activités TRIADE en Haute-Mauricie.
Parmi les solutions envisagées pour faire face à la pénurie
de bois appréhendée dans une trentaine d’années
dans la région, la sylviculture intensive d’espèce à croissance
rapide (la ligniculture) a été retenue. Pour atteindre les
objectifs sylvicoles de l’initiative TRIADE, ces plantations intensives
doivent aussi compenser pour la plus faible productivité dans les
zones d’aménagement écosystémique et de conservation.
Un million de plants de mélèzes exotiques seront mis en terre
par année à compter de 2010. L’année dernière
(2007) environ 150 000 plants ont été utilisés.
Fiches descriptives des projets en Mauricie
Plantation
intensive mélangée dans le secteur du Lac-aux-Brochets
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Objectifs :
Les plantations intensives mélangées seraient plus
performantes par l’utilisation de diverses niches et un plus
grand renouvellement des éléments nutritifs, en plus
d’être plus résilientes face au maladies et
perturbations. Elles représenteraient enfin une façon
de limiter, voire de d’éliminer la diminution appréhendée
de la fertilité des sols en ligniculture par l’utilisation
de plantes aux besoins nutritifs diversifiés.
Méthode :
Un dispositif de plantation intensive mélangée a été mis
en place à l’été 2007 dans le secteur
du Lac-aux-Brochets au sud de La Tuque (Figure A). Des terrains
propices ont été retenus et ont été préparés à l’aide
d’un scarificateur hydraulique « TTS » (Figure
B).

Figure A : Carte de l'unité d'aménagement forestier
042-51 en Mauricie.
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Figure B : Sacrificateur hydraulique « TTS ».
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Quatre passages ont été nécessaires puisque
le site était en friche depuis trois ans. Des mélèzes
européens ont été mis en terre sur l’essentiel
du site, à l’exception d’un secteur retenu pour
l’expérimentation de la plantation intensive mélangée.
Des blocs aléatoires complets y ont été installés
dans lesquels deux espèces résineuses (mélèze
d’Europe et épinette blanche) et une feuillue (peuplier
hybride) sont testées en mélange et en monoculture
(Figure C).
Dispositif :
- Chaque parcelle comprend 10 rangs (3m) de 10 arbres (2m), pour
un total de 100 arbres par parcelle et de 3600 pour l’ensemble
des blocs.
- PEH (peuplier hybride) Populus maximowiczii x P. balsamifera (MRNFQ
# 915318)
- MEU (mélèze d’Europe) Larix decidua
- EPB (épinette blanche) Picea glauca
- 3A : les 3 espèces sont mélangées
au hasard

Figure C1. Dispositif à blocs aléatoires complets
en plantation mélangée du Lac-aux-Brochets (2007).
En plus des trois espèces en monoculture et mixtes (2
X 2), trois plantations mixtes (3 X 3) ont été plantées
selon différentes dispositions dans l’espace
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Figure C2. Les différentes dispositions possibles lorsque
les 3 espèces sont mélangées.».
Cliquer sur l'image pour obtenir un agrandissement.
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Tous les arbres ont été mesurés, de même
que leur position par rapport au sillon de scarification. Ce dispositif
a aussi été cartographié en trois dimensions à une
grande précision (< 1 cm) afin de pouvoir mesurer précisément
les interactions entre les arbres à l’échelle
des individus (Figure D). Complexes et coûteux à installer,
peu de sites comparables sont installés dans le monde. Nous
avons profités de l’expérience acquise ailleurs,
au Panama et en Europe, pour optimiser l’agencement spatial
de ce test. Les travaux se poursuivront sur plusieurs années
et ils sont donc protégés par une affectation de « bloc
expérimental ».

Figure D : Représentation 3D de la plantation mélangée
du Lac-aux-Brochets. Le positionnement précis des arbres
est nécessaire au calcul des interactions entre les
individus, de même que pour tenir compte de la variabilité des
conditions édaphiques.
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Plantation
intensive mélangée dans le secteur du Lac Bessonne
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Un autre dispositif de plantation intensive mélangée
a été préparé à l’été 2007
(TTS 3 passes) dans le secteur du Lac Bessonne (Figure A). Il s’agit
d’un test opérationnel de plantation intensive mélangée à double
rotation. Deux productions sont menées en parallèle
sur le site de façon à optimiser la productivité du
milieu. La croissance rapide des mélèzes hybrides
profite aux épinettes en créant rapidement des conditions
propices à leur survie (protection des extrêmes de
température, diminution de la compétition
au sol). Les mélèzes sont retirés à maturité,
permettant aux épinettes de continuer leur développement.
Le mélange des deux espèces aux physiologies différentes
assure une plus grande optimisation des ressources du milieu, une
plus grande biodiversité et résilience du système,
et une meilleure intégration au paysage, facilitant sont
acceptation par les utilisateurs de la forêt.

Reboisement = 3/5 (60%) épinette et 2/5 (40%) mélèze
Densité = 7/13 en 2*2 (2000) + 6/13 en 3*2 (1500) =
1077 épi + 692 mél = 1769 /ha
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À la première récolte (30 ans) on retire
tout les mélèzes sans perturber les racines des épinettes
(passages de 9m). On peut aussi à la même occasion
faire une éclaircie dans les épinettes.
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Après la première récolte de mélèze
on peut reboiser la bande en épinette.
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Croissance du mélèze hybride (Larix x eurolepis Henry) mis en terre suivant différentes méthodes de préparation de terrain
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Ce projet de recherche s'inscrit dans le cadre d'une programmation de recherche plus large portant sur l’établissement du mélèze hybride en Haute-Mauricie.

INTRODUCTION
Notre objectif est d’identifier les méthodes de préparation de terrain et la profondeur de plantation qui permettent d’optimiser l’établissement et la croissance du mélèze hybride (MEH), une espèce à croissance rapide.
Ce projet se déroule en Haute-Mauricie dans le cadre de l’approche TRIADE dans laquelle la forêt est divisée en trois zones dont les objectifs sont la protection, l’aménagement écosystémique et la production forestière. Dans cette dernière, la sylviculture intensive combinée avec des espèces à croissance rapide doit compenser pour les pertes en rendements anticipés dans les autres deux zones.
Le scarifiage est un traitement amplement utilisé pour améliorer la survie et la croissance des plants car il ameublit le sol, améliore les conditions de température, d’humidité et de fertilité et limite le retour de la compétition (Örlander et al., 1990; Sutton, 1993; Sutherland et Foreman, 2000; Gagné et Paquette, 2008).
Cependant la littérature sur le scarifiage pour le MEH est rare (Gagné et Paquette, 2008). L’unique étude faite au Québec a été réalisée par Bélanger et Paré (2005). Ils ont comparé, en termes de croissance et survie, six préparations de terrain qui combinaient du scarifiage léger et intensif avec l’application d’un herbicide (Figure 1). Leurs résultats montrent que le meilleur traitement (déblaiement + phytocide) a été celui qui a limité la végétation de compétition, tout en conservant la matière organique originaire du parterre.

Figure 2. Hauteur totale des plants de MEH six ans après la mise en terre. Le déblaiement combiné avec le phytocide a été le meilleur traitement.
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MÉTHODOLOGIE
Nous avons mis en place un dispositif expérimental en blocs aléatoires à trois répétitions (Figure 2), où six techniques de préparation de terrain ont été réalisées à l’automne 2009, dont quatre à l’aide d’un scarificateur à disques hydraulique (TTS delta) et deux à l’aide d’une pelle excavatrice (godet de 24 pouces). De plus, ces six techniques de scarifiage peuvent être classifiées selon l’aire du parterre affectée. Ainsi nous avons 3 techniques partielles (50% ou moins du parterre) et 3 techniques complètes.

Figure 2. Dispositif expérimental. Le site comprend 72 placettes de suivi (deux par unité expérimentale). Quatre sont représentées par souci de clarté.
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Des plants de MEH ont été plantés au printemps 2010 selon deux modalités de mise en terre : standard et profonde. Nous les avons mesuré (hauteur et diamètre) au printemps et à l’automne 2010 et à l’automne 2011. Nous avons caractérisé de manière fine leur microsite de mise en terre. Pour quelques plants cible nous avons enregistré la température et l’humidité du sol à côté (30cm du plant), et nous analyserons leur contenu en nutriments et leur ratio C13/C12. Ainsi nous pourrons finalement déterminer quelles variables écophysiologiques influencent les plus la survie et la croissance du MEH.

Pelle excavatrice créant des buttes
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Échantillonnage du sol
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MEH sur butte
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RÉSULTATS ATTENDUS
A l’échelle du peuplement, ce projet permettra de tester des méthodes innovatrices de préparation du sol pour le MEH, de même que l’influence –sur la croissance et la survie– de la profondeur de plantation. A l’échelle du microsite, ce projet testera différents microsites à privilégier pour optimiser l’établissement des plants de MEH.
Plus particulièrement, nous sommes intéressés à évaluer l’efficacité de traitements de préparation partielle du sol qui permettraient de maximiser la croissance des plants tout en minimisant l’impact négatif du traitement sur la biodiversité et les sols.
BIBLIOGRAPHIE
- BÉLANGER, N. & PARÉ, D. (2005). Incidence de l’aménagement du sol sur la productivité et la nutrition juvéniles de mélèzes hybrides en Mauricie. Rapport présenté à Smurfit-Stone, Québec.
- GAGNÉ, P. & PAQUETTE, A. (2008). Revue de la littérature sur la préparation de terrain mécanique pour les mélèzes. Québec, Réseau Ligniculture Québec.
- ÖRLANDER, G., GEMMEL, P. & HUNT, J. (1990). Site preparation: a Swedish overview. FRDA Report 105. Victoria, BC, Canada, Forestry Canada and BC Ministry of Forests.
- SUTHERLAND, B. & FOREMAN, F.F. (2000). Black spruce and vegetation response to chemical and mechanical site preparation on a boreal mixedwood site, Can. J. For. Res, 30, 1561-1570.
- SUTTON, R.F. (1993). Mounding site preparation: a review of European and North American experience, New Forests, 7, 151-192.

Fiches synthèses des projets en Estrie

Visite terrain
- 26 octobre 2010. Visite terrain en Mauricie. Visite de plantations de peuplier hybride implantées dans la Zec Wessoneau (Mauricie). (Lire le résumé).

- 23 juillet 2010 : Rencontre technique au terrain dans les plantations de peuplier hybride en Mauricie. Visite de diverses plantations de PEH et discussions sur les aspects techniques de la culture de cette essence en forêt publique.
(Lire le résumé).

Localisation des plantations à l'aide de GoogleMaps et GoogleEarth
Pour visualiser les plantations dans GoogleEarth, vous devez avoir préalablement téléchargé l'application GoogleEarth . Il vous suffit par la suite d'enregistrer le fichier kml sur votre ordinateur. Vous le déplacez ensuite dans la fenêtre « mes endroits » de l'application GoogleEarth.
Travaux réalisés dans la région
Voir la liste
Volet - TP | Titre |
| Développement de systèmes de cultures intercalaires intégrant des feuillus nobles et des peupliers hybrides aux cultures agricoles.
Pour en savoir plus... | | Mise en application du concept de zonage fonctionnel (TRIADE) pour une unité d'aménagement forestier du centre du Québec – VOLET AMÉNAGEMENT INTENSIF.
Pour en savoir plus... | | Détermination des effets de différentes méthodes de préparation de terrain sur la fertilité/productivité en Haute-Mauricie.
Pour en savoir plus... |
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Carte des sites d'études
Responsable de la région
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carte.
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