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    Colloque sur les plantations en mars prochain à Québec

    Par Pierre Gagné, ing.f., M.Sc.

    Où en sommes-nous au Québec avec les plantations, et quel sera leur rôle dans notre production ligneuse dans le contexte de l’aménagement durable de nos forêts ? Les 18 et 19 mars 2015 se tiendra un colloque qui portera sur cette question et qui permettra de susciter le dialogue sur les différents enjeux et défis reliés aux plantations au Québec. Le Réseau Ligniculture Québec participe à l’organisation de cet évènement où divers thèmes seront traités, dont les rendements observés, la rentabilité économique, la valeur et la qualité des bois, la certification forestière, l’acceptabilité sociale et l’adaptation aux changements climatiques. Le colloque souhaite également permettre le partage de nouvelles connaissances en R et D sur les plantations.

    L’équipe du RLQ travaille actuellement à préparer la page Web de l’évènement sur laquelle toutes les informations seront bientôt présentées (programme détaillé, inscription, partenaires, etc.). Nous vous invitons à consulter le site Web du Réseau au cours des prochains jours afin d’en savoir plus.

    Tous les professionnels forestiers et les intervenants intéressés de près ou de loin à l’aménagement forestier intensif sont les bienvenus. Réservez ces dates à votre agenda !

     

    www.rlq.uqam.ca/colloque2015

         
  • La culture du mélèze hybride
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    Pour faire écho et suite à un texte paru dans une édition précédente de notre Bulletin (Saint-Modeste débourre! Vol.13 No.1 lien), voici une brève incursion dans les opérations liées à la culture du mélèze hybride au Bas-Saint-Laurent.


    Pépinière de Saint-Modeste cet automne. Photo : Ulysse Rémillard

    Avec l’arrivé de l’automne, lorsque se sont accumulées 250 heures en dessous de 5°C, les jeunes plants de mélèze hybride sont récoltés. Une série d’opérations se déroulent alors à la pépinière de Saint-Modeste dans la MRC de Rivière-du-Loup, lui donnant les allures d’une fourmilière.

    Le mélèze hybride (MEH) est un croisement entre un mélèze du Japon (Larix kaempferi, [Lamb.] Carrière) et un mélèze d’Europe (Larix decidua, Mill.). Le résultat est un individu plus vigoureux qui croit plus vite que ses parents. Les graines issues de ces croisements donneront les pieds-mère utilisés à Saint-Modeste pour la production de plants destinés à la ligniculture.

    Le bouturage à partir des pieds-mère et l’enracinement en serre a eu lieu en mars 2012. Les jeunes boutures ont ensuite passé un premier été en contenant à l’extérieur. Puis, au mois de mai 2013, la mise en terre a été effectuée dans les plates-bandes au sol simultanément par sept travailleurs.


    Photo : Ulysse Rémillard


    Repiquage des boutures d’un an.
    Photo : Ulysse Rémillard

    À l’automne 2014, soit après trois saisons de croissance, 400 000 plants de mélèze hybride à racines nues d’environ 50 cm ont été récoltés. Ils doivent être congelés et entreposés prêts pour leur livraison aux quatre coins du Québec en mai 2015. Si l’on garde le cap, la production sera d’environ 600 000 plants au cours des prochaines années.

    Il est important de rappeler qu’un contrôle rigoureux de la qualité est opéré à chacune des étapes de production afin que le travail des chercheurs et améliorateurs puisse se concrétiser en des plants à croissance très rapide idéaux pour la ligniculture et l’intensification de la production ligneuse au Québec.

    Chaque plant représente donc une preuve du savoir-faire de nos chercheurs et pépiniéristes.


         
  • Visites terrain de l'automne
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    Abitibi-Témiscamingue Abitibi-Témiscamingue

    C’est par une superbe journée automnale que s’est déroulée la visite terrain du jeudi 25 septembre dernier en Abitibi-Témiscamingue. Une dizaine d’intéressés à la populiculture ont répondu à l’invitation lancée par le Réseau Ligniculture Québec et la Chaire en aménagement forestier durable (Chaire AFD) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue par le biais d’Annie DesRochers. Les trois sites visités au cours de la journée font partie d’un réseau de dispositifs régionaux en ligniculture et sylviculture intensive qui ont permis à la professeur-chercheur DesRochers de répondre à plusieurs questionnements scientifiques en lien avec la culture du peuplier hybride sous conditions boréales.

    Gilles Adam
    Gilles Adam. Photo : Sabrina Morissette

    Le premier site visité était celui d’Arntfield établi en 2004 (en milieu forestier sur argile lourde) afin de tester l’effet de la fréquence des entretiens mécaniques sur la croissance du peuplier hybride. Les données présentées sur le site proviennent des résultats publiés dans le mémoire de maîtrise de Marie-Eve Sigouin en 2008. Nous reparlerons très certainement de ces résultats puisqu’un article scientifique devrait être disponible au cours des prochaines semaines. Pour cet arrêt uniquement, un groupe d’étudiants de 2e année du programme de technologie forestière du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue s’est joint à notre petit groupe afin d’en apprendre davantage sur la ligniculture. Ils étaient accompagnés par leur professeur Stéphane Gaussiran, ancien coordonnateur régional du RLQ. Nous le remercions d’ailleurs grandement d’avoir suscité l’intérêt pour la populiculture chez ses étudiants et d’avoir organisé le déplacement de ces jeunes adultes.

    Nous avons ensuite quitté la portion abitibienne de notre itinéraire pour nous rendre à Duhamel-Ouest au Témiscamingue sur la propriété de monsieur Gilles Adam, laquelle héberge une plantation de peuplier hybride depuis 2005. Ce dernier nous a accueillis sur les lieux avec sa bonne humeur et son humour habituels. Annie DesRochers a présenté une partie des résultats publiés dans la thèse de doctorat de Raed Elferjani (2014). Les travaux de Raed portaient sur les « Effets de la fertilisation, de la diversité clonale et de la plasticité phénotypique sur la productivité des plantations de peuplier hybride sur un gradient latitudinal de l’ouest du Québec ». Nous vous invitons à relire l’article publié dans le Vol.13 No.2lien du Bulletin Lignes et Cultures qui présentait les principales conclusions de cette étude.

    Plantation expérimentaleDispositif expérimental de bouleau à papier - Duhamel-Ouest.
    Photo : Sabrina Morissette

    Plantation expérimentale L'auteure de ces lignes en compagnie d'un peuplier représentatif du clone 915319 à New Liskeard
    Photo : Nadia Brousseau

    Sur le terrain, les discussions ont porté sur la productivité clonale, alors qu’il était manifestement visible que certains clones performaient davantage dans les conditions du lieu. Pour les plus curieux d’entre vous, un clone en particulier se démarquait, soit le 915319 (M × B).

    Une fois dans la plantation de peuplier hybride, il a été convenu de visiter une autre plantation expérimentale située sur la propriété de M. Adam. Il s’agit d’une plantation de bouleau à papier établie par l’UQAT et la Ferme forestière à tout bout de champ de Philippe Duval. Cette plantation accueille différentes provenances de bouleau à papier et le même dispositif se retrouve également ailleurs dans la région, dont chez M. André Ouellet à La Motte, lequel était présent comme participant à cette visite terrain.

    Le groupe s’est ensuite dirigé vers New Liskeard en Ontario sur le site établi en 2007 sur les terrains de la New Liskeard Agricultural Research Station attachée à l’Université de Guelph. Ce dispositif expérimental accueille à la fois un test clonal (18 clones testés) et une étude sur l’élagage. Les résultats de cette dernière étude ont été publiés dans le mémoire de maîtrise de Vincent Maurin (2013), de même que dans un article scientifique (Maurin et DesRochers 2013) et un autre à paraître très prochainement. Vous pouvez également consulter la fiche technique produite par le RLQ à ce sujet. Encore une fois, une grande part des discussions ont porté sur les différences de rendement des clones, lesquelles étaient bien visibles dans cette plantation très productive.

    Si vous désirez obtenir une copie de l’information qui a été présentée lors de cette journée de visites terrain, n’hésitez pas à télécharger le guide de la visite.


    Outaouais Outaouais

    Peuplier hybride (clone 103177) Peuplier hybride (clone 103177) en avant-plan du test clonal BTL44802
    Photo : Sabrina Morissette

    Cet automne, le choix des journées pour les visites terrain s’est fait en accord avec Dame Nature. En effet, bien que la visite des plantations de peupliers hybrides en Outaouais ait été planifiée pour le 22 octobre, le temps était idéal pour la tenue de cette activité. Il manquait peut-être de feuilles aux arbres, mais les participants ne manquaient pas ! Vingt personnes ont pris part à la visite organisée par le Réseau Ligniculture Québec et Louisiana-Pacifique ltée usine OSB de Bois-Franc. Au départ de Mont-Laurier, la visite comptait quatre arrêts, dont le premier était situé à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles dans un test clonal (BTL44802) mis en terre en 2002 par la Direction de la recherche forestière (DRF) du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) sous la supervision du chercheur Pierre Périnet. Il a d’ailleurs accepté de présenter lui-même les données liées au site et nous l’en remercions chaleureusement.

    Les tests clonaux servent à identifier les clones et familles de clones prometteurs pour la production opérationnelle en pépinière, et ce, en regard de caractéristiques diverses telles la croissance, la résistance à certaines maladies, la rectitude du tronc, la branchaison et plusieurs autres. Parmi les clones mentionnés par M. Périnet lors de la visite, mentionnons le clone 103177 (M × N) qui présente une très bonne croissance. Cela n’en fait toutefois pas le champion toutes catégories confondues, mais il est promis à un bel avenir.

    Après cette mise en perspective de ce à quoi le programme d’amélioration des peupliers au Québec consiste et se dirige, le groupe s’est déplacé vers le deuxième arrêt accessible via le chemin Baskatong à Grand-Remous. Le site nommé « Bitobi/Tawanipi » dans les dossiers de Louisiana-Pacifique (LP) a été mis en terre en 2006 et 2009. En 2009, une portion a reçu un traitement de fertilisation appliqué en régie selon la recette « Domtar » de l’époque. Cette recette consistait à appliquer par pied d’arbre une dose de 250 g/plant de DAT 18-46-0. Sur le site, les participants ont pu avoir un premier aperçu de « l’effet andains », c’est-à-dire une productivité nettement plus élevée à proximité des andains où se sont accumulés les éléments organiques du sol suite à la préparation de terrain.

    Convoi de véhicules
    Convoi de véhicules au site Bitobi/Tawanipi. Photo : Sabrina Morissette

    L’après-midi était ensuite divisé en la visite de deux sites relativement peu distants, le premier localisé au nord de la route 117 à la hauteur du Relais 58 (Baie-Mercier) et le deuxième au sud de la même route (Lytton). Le site « Baie-Mercier » a été mis en terre en 2011 suivant une préparation de terrain par monticules. Cette méthode a pour effet de limiter le besoin en dégagement manuel (débroussaillage). Le secteur visité a donné lieu à de nombreuses discussions, parfois enflammées, sur la place qu’occupe actuellement la culture des peupliers hybrides en forêt publique et ce qui est entrevu pour l’avenir dans la région. Il était même difficile de respecter l’horaire de la visite tellement les conversations et points de vue étaient intéressants. Finalement, le groupe s’est quitté après avoir jeté un œil (et encore discuté) au secteur « Lytton » qui montre bien les réussites de l’équipe chargée des plantations de peuplier hybride chez LP. En effet, le site planté en 2007 et 2008 présente de très beaux accroissements.

    Convoi de véhicules
    Le groupe discutant autour d’un monticule. Photo : Sabrina Morissette

    Comme pour la visite en Abitibi-Témiscamingue, il vous est possible d’obtenir la version électronique du guide du participant en vous rendant sur la page des évènements passés sur notre site Web. Nous tenons à remercier Alain Auclair, Louis-Philippe Langevin et Audrey Labonté de chez LP pour leur précieuse collaboration et leurs interventions au cours de la journée.

         
  • Thèse de Mathilde Chomel
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    Par Sabrina Morissette

    Nous tenons à féliciter Mathilde Chomel qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en Sciences de l’environnement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue le 24 novembre 2014. Ses travaux ont été réalisés sous la direction d’Annie DesRochers et la codirection de Marie Larchevêque (UQAT) et de Virginie Baldy (Université Aix-Marseille). La soutenance s’est déroulée en France au campus Saint-Charles de l’Université Aix-Marseille. Les membres du jury ont décerné à la thèse de Mathilde la mention très honorable pour la France et la mention excellent pour le Québec.

    Mathilde Chomel
    Mathilde Chomel.
    Photo : Courtoisie UQAT

    Le titre de sa thèse était : « Sylviculture intensive en région boréale : impact de la mixité des essences sur le processus de décomposition des litières et le stockage de carbone ». Les résultats obtenus par Mathilde répondent à plusieurs objectifs de l’étude en lien avec le cycle des nutriments, la décomposition des litières, la dynamique des organismes du sol et le stockage du carbone. Les données ayant servi à ses travaux proviennent de trois dispositifs expérimentaux situés en Abitibi-Témiscamingue (Amos, Rivière-Héva et Nédélec), dans lesquels des plantations pures d’épinette blanche et de peuplier hybride, de même que des plantations mixtes de ces deux essences ont été utilisées. Parmi les conclusions de l’étude en lien avec la mixité des plantations, mentionnons que les plantations mixtes améliorent la productivité des peupliers (mais pas celle des épinettes), et que le stockage de carbone est plus important lorsqu’il y a un mélange d’essences.

    Davantage de résultats issus de cette étude vous seront présentés prochainement avec la publication d’une fiche technique sur le sujet. Vous aurez ainsi un résumé des résultats des travaux de doctorat de Mathilde Chomel à qui nous offrons encore une fois toutes nos félicitations!

         
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    Par Sabrina Morissette et Ulysse Rémillard

    Colloque annuel Chaire AFD

    Chaque année depuis maintenant 16 ans, la Chaire industrielle CRSNG – UQAT – UQAM en aménagement forestier durable, mieux connue sous le nom de Chaire AFD, tient son colloque annuel à la fin novembre. Contrairement aux 15 années précédentes, où le colloque se tenait à Rouyn-Noranda, l’évènement 2014 a eu lieu à Amos le jeudi 27 novembre. Malgré ce changement, les intervenants forestiers de la région ont répondu en grand nombre à l’invitation et une centaine de personnes ont assisté aux activités.

    La journée a débuté par quelques allocutions, dont celle du titulaire de la Chaire AFD, Yves Bergeron, professeur-chercheur à l’UQAT et à l’UQAM. Le programme de l’avant-midi comportait deux blocs de trois présentations sous les thèmes de la « Perturbation et dynamique forestière », de même que celui de « Environnement et autochtones ». Quant à l’après-midi, il comptait également six présentations réparties sous deux thèmes distincts, c’est-à-dire : « Coupes partielles : les gains en croissance sont-ils au rendez-vous? » et « Nouvelles pistes de valorisation du bois ».

    Vous trouverez tous les détails liés à cet évènement récent (horaire et cahier du colloque) en vous rendant à l’adresse suivante : http://chaireafd.uqat.ca/colloque2014/

    71e congrès annuel de l’AFAT

    L’Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue (AFAT) tenait son 71e congrès annuel le vendredi 7 novembre 2014 à l’Hôtel Forestel de Val-d’Or. Réunis sous le thème « Je vise rentabilité, je mise forêt! », les nombreux participants à l’évènement ont pu entendre plusieurs conférences inspirantes. Le programme de la journée était divisé en trois grandes parties, la première étant un avant-midi de conférences formelles; la deuxième un dîner-causerie; et la troisième un après-midi scindé entre des stands, des tables rencontres et des mini-causeries. Au nombre de trois, les conférences du matin portaient sur la certification forestière (Mylène Raimbault), le coût de la fibre (Luc LeBel), de même que les nouvelles normes dans l’industrie du camionnage (Martin Allaire). Quant au dîner-causerie, il mettait en scène nul autre que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Laurent Lessard. Un autre ministre était également présent dans la salle, soit le ministre délégué aux Mines et ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, M. Luc Blanchette.

    Au final, il s’agissait d’une belle édition du congrès annuel de l’AFAT parsemée de nouveautés et de sujets d’actualité.

    7e congrès ECANUSA

    Les 16 et 17 octobre derniers, à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), s’est déroulé le 7e congrès Eastern CANUSA. Ce congrès international bisannuel regroupait des chercheurs de l’est de l’Amérique du Nord sous le thème de « L’optimisation de l’aménagement écosystémique ». Durant les deux jours, une soixantaine de présentations ont eu lieu, dont notamment celle de Jerry F. Franklin de l’Université de Washington. Ce dernier a considérablement influencé la foresterie d’ici par le développement du concept d’aménagement écosystémique se retrouvant au cœur du régime forestier québécois. Soulignons aussi la participation de Laura S. Kenefic du U.S.D.A. Forest Service; Dominique Arseneault de l’Université du Québec à Rimouski et Robert Beauregard de l’Université Laval qui ont donné le ton à cet évènement qualifié de franc succès par les organisateurs Luc Sirois et Robert Schneider de la Chaire de Recherche sur la Forêt Habitée de l’UQAR.

    Convoi de véhicules
    Les organisateurs Luc Sirois et Robert Schneider. Photo : V. Gauthray-Guyenet

    Aussi, les participants ont pu voir sur le terrain un dispositif expérimental sur l’éclaircie commerciale qui fait l’objet d’un important chantier au Bas-Saint-Laurent. Piloté par la CRÉ et le MFFP, ce chantier représente bien le défi que constitue l’optimisation de l’aménagement écosystémique où les considérations d’intensification de la production ligneuse rejoignent la diminution des écarts entre la forêt naturelle et aménagée.

    Convoi de véhicules
    Photo : F. Dufaud

    Pour obtenir davantage d’information en lien avec cet évènement récent : http://www.uqar.ca/biologie/easterncanusa2014/

     

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